31.12.2007

méfiez-vous des bons procédés

Comme moi, de nombreux brestois ont reçu récemment une lettre de B.M.O. les informant d'une enquête sur le patrimoine assainissement. Intrigué par ce soudain intérêt de B.M.O. pour des installations en service depuis des années, j'ai interrogé le service concerné qui m'a gentiment répondu : "vous devez prendre rendez-vous avec Véolia afin d'effectuer une visite de contrôle et d'obtenir le cas échéant un certificat de conformité. Cette visite est gratuite." Cette dernière précision m'a inquiété; car les compagnies qui gèrent l'eau n'ont pas précisément la réputation de pratiquer la philanthropie. J'ai donc pris rendez-vous et effectivement, le jour prévu, j'ai eu la visite, non pas d'un, mais de deux techniciens. Pendant que l'un vérifiait l'écoulement des eaux usées qui était évidemment correct - pouvait-il en être autrement pour mon propre confort - l'autre s'intéressait au compteur d'arrivée d'eau. Quel rapport, me direz-vous, entre le but avoué du contrôle et la fourniture d'eau ? Je l'ai appris quand on m'a annoncé que tout était parfait pour l'assainissement mais que le certificat de conformité ne pouvait pas m'être délivré. Motif : votre compteur d'arrivée d'eau n'étant pas équipé d'un clapet anti-retour vous pourriez, en cas de rupture de canalisation, polluer le circuit général d'alimentation en eau. Je laisse chacun libre de se livrer à une exégèse pour savoir si la pression exercée à l'arrivée permet une pollution du circuit en amont, si le volume d'eau perdue lors d'une rupture est pris en charge par la compagnie, s'il n'appartient pas à la même compagnie de poser un clapet au niveau de la dérivation qui alimente une ou plusieurs habitations ... car le principal restait à venir : la compagnie va vous faire parvenir un devis pour la pose du clapet, sachant que vous pouvez aussi faire appel au plombier de votre choix. Question : si je fais appel à mon plombier, la visite de conformité suivante sera-t-elle encore gratuite ? Vous me permettrez d'en douter. A l'exception des constructions récentes, la quasi-totalité des compteurs d'eau en usage dans l'agglomération ne dispose pas d'un clapet anti-retour. Je n'ai pas reçu le devis de Véolia - peut-être ai-je eu le tort de protester aussitôt auprès de B.M.O. - mais il y a là, à l'évidence, un énorme et juteux marché cautionné par B.M.O. IL reste à savoir si cette nouvelle niche pourra être exploitée avant la fin du contrat de délégation prévu en 2012 ?

16.12.2007

Clem et Gesma : qui sème le vent...

Qui sème le vent, récolte les ennuis. Voilà ce que devrait méditer Monsieur le Maire et Président de B.M.O. avant de s'offusquer du désormais probable démantèlement du Clem hors de Brest, d'une part, du projet de transfert du Gesma, d'autre part. Car c'est bien lui qui est allé, sur un plateau, servir des prétextes au Ministre de la Défense. Dans le cas du Clem, il est révélateur d'entendre Hervé Morin mettre désormais, en premier impératif, le départ de la coque avant Brest 2008. La question est : sans l'exigence du maire de Brest, le Ministre, assuré d'un tollé général, aurait-il pris le risque d'un nouveau remorquage hors de Brest ? Certes, le Maire a dit, mais plus tard, que la création d'une filière locale de déconstruction pouvait permettre au Q790 d'être encore présent à Brest en juillet 2008 mais, quelle aubaine, le Ministre préfère lui, ne retenir que la promesse faite au maire par Madame Alliot-Marie. Le cas du Gesma est tout aussi significatif. Vouloir l'appropriation du fond de la Penfeld est une excellente chose mais laisser, en mars 2006, une composante de sa propre équipe municipale ameuter la terre entière sur le prétendu scandale de la prise en charge, par B.M.O., des travaux de confortement de la falaise et de pose de nouvelles clôtures, avait de quoi hérisser les meilleures volontés. Faire ensuite savoir au Gesma, dont la vocation est de cultiver l'art du secret, qu'il va être entouré par 500 nouveaux logements, dans le cadre de l'aménagement des Capucins, équivaut à envisager une marina dans la rade de l'Ile longue !!! C'est une évidence, Monsieur le Maire-Président ne veut pas le départ du Gesma de Brest et il souhaite ardemment une filière locale de démantèlement des navires. Il est devenu le parfait alibi parce qu'au jeu du foot-ball, dont il est un passionné, il arrive que certains joueurs marquent involontairement contre leur camp. Mais, par deux fois dans une même partie, c'est rare.

13.12.2007

salut l'artiste

En décidant de ne pas se représenter à la prochaine élection cantonale, Yannick Marzin vient de prendre une décision courageuse qui fait honneur à sa vision de la politique. En 2001, j'ai rejoint Yannick Marzin qui avait réussi le tour de force de réaliser l'union à droite. Il a préféré constituer sa liste en cédant aux diktats de son principal allié. Ironie de l'histoire, le voilà aujourd'hui victime de ceux qu'il a politiquement lui-même mis en selle. Ulcéré par cette manière de faire, je me suis présenté à l'élection cantonale de Brest-Centre en obligeant ainsi Yannick Marzin à un second tour, qu'il n'avait jamais connu jusqu'alors. Il ne m'en a, je crois, pas voulu pour autant. Les qualités humaines incontestables qui possède, et manie avec bonhomie, ont fait que nous avons gardé des relations courtoises. En fidèle spectateur des conseils municipaux et de communauté, Yannick Marzin restera dans ma mémoire comme étant le seul, dans l'opposition, à toujours intervenir à bon escient, et l'un des rares à connaître parfaitement ses dossiers.